Nous collaborons avec Elias GARZON (^) car nous apprécions beaucoup sa démarche, qui satisfait aux critères écosophiques. Il s'emploie à des scénographies spectaculaires à partir des sculptures de l'atelier-musée de son père Alfredo GARZON. Ce projet s'intitule "ALTER-NATIV-EGO" : "de Père en fils" un continuum artistique s'y déploie, aliant rétrospective et prospective jusqu'aux "sculptures augmentées". Un membre du groupe lui a demandé: "Ton père aurait-il approuvé ce projet". Et il répondit "OUI !" , sans hésiter, en son âme et conscience

Comme les dossiers de candidatures dissocient parfois le texte , les illustrations et les liens, nous avons décidé de les relier plus confortablement dans cette page, puis d'en actualiser la progression.  NB: Les parties du texte surlignées en BLEU sont des liens interactifs.

« Lorsqu'on considère l’œuvre plastique de mon père, on regarde la totalité de son histoire en termes de civilisations ou de cultures (inca, européenne etc.) et ce qu'il y mit comme énergie, avec amour. »

Ma démarche artistique

Héritier patrimonial et spirituel de mon père, le sculpteur Alfredo GARZON, j’ai été initié depuis l’enfance au sein de son atelier, là-même ou il créait et donnait des cours. Par la suite, j’ai suivi des études de médiation artistique (IESA) et organisé plusieurs expositions.

En 2019, ma rencontre avec l’Institut de Recherche Appliquée à l’Ecosophie m’a fait découvrir de nouvelles pistes en média(tisa)tion. Présentement, je fais évoluer le site de l’atelier-musée pour accueillir des installations et performances, mais aussi des séminaires et ateliers. Ce lieu est chargé d’histoire et d’énergie puisque mon père y habitait depuis 1983. Je cherche par mes initiatives à créer une plateforme de partage des arts, un lieu de création et d’inspiration pour toutes les formes d’art. Comme je l’indique plus haut, la présentation des œuvres de mon père est un cheminement interactif, occasion de redécouvertes : nombreuses sont les « gestalt » projetées par les visiteurs(euses). Si « le tunnel » contient des œuvres telles que mon père les avait réunies, je m’efforce de diversifier les approches et les dérivées de cette production féconde. Pour ces partages plus « ouverts », des Posters sont envisageables voire, comme dans les musées nationaux, des répliques numérotées. Aujourd’hui les « imprimantes 3D » sont capables de telles performances à l’identique. Ces reproductions serviraient l’ambition de multiplier les performaneces artistiques autour de l’oeuvre plastiques dans plusieurs lieux simultanément, et dans élargir ainsi le partage. Certaines des sculptures existantes et à venir ont une forte connotation musicale et j’ai consulté à ce propos un expert en ethnomusique , Jean-Jacques LEMETRE, qui, en amont, a procédé à des innovations en néolutherie, pour aller au-delà des performances des 2500 instruments de musique existants au Théâtre du Soleil. Sur certaines sculptures, nous pouvons imaginer une musique liée à l’activation, y compris a posteriori, des tiges-touches activées par le musicien. La topologie originale du « clavier » reste à convenir. La question scénographique reste centrale dans toutes ces approches. Il s’agit de faire dialoguer les formes d’art, de les confornter tout en créant une atmosphère propice à l’échange et à l’inspiration. Est-il nécessaire d’insister sur l’inter-subjectivité, atome liant de l’alterité. Les « métissages » culturels m’intéressent, et les illustrations sonores l’attestent.

Jean-Jacques LEMETRE a même approché dans ses recherches instrumentales (néolutherie) et orchestrales les sources de la « Glossolalie » à l’occasion de  « BABEL ORKESTRA»   à la SAT de Montréal.

https://sat.qc.ca/fr/albums/babel-orkestra

« Jean-Jacques LEMETRE , outre l'ethno-musique au Théâtre du Soleil a innové dans la néo-lutherie et nos imaginaires réunis pourraient aboutir à une scénographie où ces sculptures "prendraient vie" dans leur extension potentielle. Nous la mettrons en œuvre dans une synergie expérimentale (3d>4D) comme je l'évoquais récemment. Il va sans dire que la voix humaine (le chant) et la danse en découleront pour un Hyper-Opéra post-babelien mais surtout pandoral.»

Compte tenu des ressources informatiques aujourd’hui intégrables, plusieurs options synchroniques, ou en différé, sont imaginables. Elles prendraient des formes multimodales de « play-back » s’adaptant à l’audiovisuel, la musique, le chant et ou la danse, au profit de scénographies de « spectacle total ».

L’installation comportera significativement « la table réversible » (ci-dessous) en métal forgé supportant un plateau circulaire de verre et au mur un triptyque : trois panneaux photographiques composites illustrant respectivement « le présent du passé, le présent du présent, le présent du futur » Nous remonterons donc dans le passe et du présent dans lequel s’inscrit ce concours nous ferons une projection d’espérance sur l’avenir.

La table réversible ci-dessus résulte directement de l’initiation artistique transmise par mon père dès l’enfance

 

Durant mes études et jusqu’à aujourd’hui, mes investigations artistiques et technologiques en archives pourraient aboutir à de nombreuses réalisations nouvelles, y compris en utilisant les ressources des imprimantes 3D pour des séries numérotées. A l’instar de l’existant sur YOUTUBE, des centaines de collages panoramiques pourront, à terme, être animés en continu par « morphoses numériques » ce qui permet légitimement de les assimiler à un « film » expérimental, de conception comme de perception complexe.

Pour rappel l’Institut IRAE , qui soutient mon projet, m’a initié à certaines de ces technologies. Elles évoluent graduellement vers le 3D. Dans ce contexte, j’ai reçu l’appui d’un collectif qui me fait bénéficier de son site et de son réseau. En réciprocité les possibilités interactives au sein de notre Atelier-Musée de Villeneuve-Saint-Georges sont expérimentées avec le recherche de liens vers les activités socio-culturelles locales.

Je souhaite cheminer vers un programme psycho-éducatif intégrant l’accès plus ouvert aux « autrement capables ». L’insistance sur certaines technologies émergentes (audio-scripto-visuo- kinesthésiques et même olfactives) repose sur cette recherche d’une « égalité des chances ».

Max ERNST fut un des artistes renommés utilisant volontiers les collages et on retrouve cette pratique dans l’art urbain. Ce processus se poursuit en « animant » des relations narratives entre ces réalisations par transmorphing 2D puis 3D.

Joseph BEUYS quant à lui à posé les bases de l’art total, inspiration profonde nourissant le désir co-créatif du projet : "Ces formes invisibles, ne restent invisibles que tant que je n'ai pas d'yeux, point d'organes pour pouvoir percevoir ce qui est apte à devenir image. Pour qui sait donc se créer un organe de perception, ces formes sont perceptibles.".

Ce n’est pas un hasard si Jean-Jacques LEMETRE s’est intéressé à cette recherche d’un inter-langage entre les sculptures et leur environnement architectural et humain : visiteurs comme interacteurs lors des installations et performances. D’autres artistes, ainsi, seront impliqué(e)s et si les organisateurs du LUXEMBOURG ART PRIZE le souhaitent, nous pourrons marquer le vernissage de l’exposition d’une telle synergie.

Ce pourrait d’ailleurs être à l’occasion d’un atelier comme celui du « corps Musical » (^)

Si vous êtes intéressés par cet aspect prospectif de ma démarche, je peux la documenter davantage et sachez que cette recherche-action comporte des liens avec la recherche universitaire (métasémiotique, métatechnologie et intelligence artificielle au service de l’art ). Comme évoqué plus haut, ces avancées sont régulièrement documentées sur notre site

Je pourrai ultérieurement  y adjoindre des versions tridimensionnelles de mes travaux . Pourquoi ne pas recourir à l’autostéréorelief, innovation brillamment aboutie par Pierre ALLIO. J’espère que cette amélioration à l’attention du public sera acceptée. Elle serait valorisante pour la modernité de la Pinacothèque.

A terme, l’objectif d’une telle collaboration sera d’établir avec les œuvres des correspondances environnementales (décors imprimés et/ou vidéoprojetés ) et musicales afin d’accueillir des performers, conteurs, danseurs et ou chanteurs, en allant jusqu’à une cybernétique intrumentale, des plages de la sculpture. Ainsi, « Le Poly-Instrument » ci-dessous adviendrait réactif aux interactions. (...)

INSTALLATION JANUSIENNE : ALTER-NATIV-EGO

Héritier patrimonial et spirituel de mon père le sculpteur Alfredo GARZON, j’ai été initié depuis l’enfance au sein de son atelier, là-même ou il créait et donnait des cours. Cette installation janusienne constitue en résumé une rétrospective-prospective. Présentement, comme je l’ai souligné dans le dossier, je fais évoluer le site autour de l’atelier et de son « tunnel » pour accueillir installations et performances, prolongement naturel de l’art pictural. Des étudiants en art viennent par ailleurs résider dans la demeure et peuvent ainsi s’inspirer à la source, dans l’ « esprit des lieux ».

Compte tenu des ressources informatiques aujourd’hui intégrables par le langage UNITY 3D, plusieurs options synchroniques ou en différé sont imaginables, formes multimodales de « play-back » s’adaptant à l’audiovisuel, la musique, le chant et ou la danse, au profit de scénographies de « spectacle total ». L’installation comportera comme épicentre « la table réversible » -dualidad enmesada- en bronze (que mon père m’apprit à travailler dans son atelier) supportant un plateau circulaire de verre. Précieux souvenir personnel, elle n’est pas à vendre.

Une table-basse peut aussi bien être un élement de décoration sur lequel on dépose un vase emplis de fleurs, qu’un vecteur de convivialité où on partage un apéritif. Son riche sous-bassement métallique, orné et ouvragé , fut soudé de telle sorte que le retournement soit possible et apporte un changement « d’atmosphère », celui-ci ne vient pas s’intégrer au décor, mais vient plutôt unifier le lieu, lui donnant par la même une énergie nouvelle, distincte selon la face choisie.

Par soucis d’efficacité scénographique, j’ai choisi le format (2551 X 720 pixels) dans lequel se pratiquent les transmorphing actuels de l’IRAE  : d’ailleurs un nouveau transmorphing est maintenant sur Youtube